Où placer son argent en 2026 pour acheter un logement plus tard ?

Stéphanie Marpinard
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Vous rêvez de devenir propriétaire, mais votre projet ne se concrétisera pas immédiatement ? Profitez de ce délai pour faire travailler votre argent. Livrets réglementés, compte à terme, assurance-vie, PEL ou PER, plusieurs placements peuvent vous aider à constituer votre apport. Suivez le guide !

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Le PEL peut être intéressant si vous envisagez d’acheter un bien à moyen terme. ©Getty Images
Le PEL peut être intéressant, si vous envisagez d’acheter un bien à moyen terme. ©Getty Images
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Pourquoi placer son argent, en attendant un achat immobilier ?

Laisser votre épargne sur un compte courant n’est pas la meilleure des stratégies. Et pour cause : votre argent ne vous rapporte rien et perd progressivement de sa valeur, sous l’effet de l’inflation. A contrario, en le plaçant, vous pouvez percevoir des intérêts, tout en préparant votre futur achat.

Votre priorité ne doit toutefois pas être de rechercher le rendement maximal. L’argent destiné à votre projet immobilier doit en effet rester disponible pour le moment où vous trouverez le logement qui vous correspond. Plus la date de l’acquisition approche, plus vous devez privilégier la sécurité.

Cette épargne vous permettra notamment de constituer votre apport personnel. Celui-ci pourra financer les frais d’acquisition, les frais de garantie du crédit, les éventuels honoraires d’agence, les travaux, l’ameublement ou encore le déménagement. Plus votre apport sera important, moins vous aurez besoin d’emprunter.

Épargner régulièrement peut également rassurer la banque. En mettant chaque mois une somme de côté, vous montrez que vous savez gérer votre budget et que vous pourrez supporter une future mensualité de crédit.

Attention à ne pas consacrer toutes vos économies à votre apport ! Conservez une épargne de précaution pour faire face aux dépenses imprévues avant et après votre emménagement.

Quels sont les meilleurs placements pour préparer un achat immobilier ?

Avant de choisir un placement, posez-vous une question simple : quand souhaitez-vous acheter ? 

Pour un projet à court terme, misez sur des supports sécurisés et rapidement disponibles. Si l’acquisition est prévue dans plusieurs années, vous pouvez viser un meilleur rendement, tout en conservant une part de votre apport à l’abri du risque.

  • Les livrets pour un achat prévu dans moins de 2 ans 

Le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire – ou LDDS –, sont particulièrement adaptés à un projet immobilier à court terme. À compter du 1er août 2026, ils rapporteront 1,7 % net par an. Votre capital est garanti, les retraits sont possibles à tout moment, et les intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.

Si vous respectez les conditions de revenus, alimentez en priorité votre Livret d’épargne populaire – ou LEP. Son taux reste fixé à 2,5 % net par an au 1er août 2026, ce qui en fait le livret réglementé le plus rémunérateur.

Une fois les plafonds de ces produits atteints, vous pouvez utiliser un livret bancaire. Vérifiez toutefois la durée du taux promotionnel et le rendement réel après fiscalité. Ces supports sont adaptés pour conserver votre apport disponible, mais aussi votre réserve de sécurité.

Le compte à terme – ou CAT – vous permet quant à lui de placer une somme pendant une durée déterminée, généralement comprise entre quelques mois et plusieurs années. En contrepartie, la banque vous propose un taux de rémunération connu dès la souscription. Ce placement peut être intéressant, si vous possédez déjà une partie de votre apport et si votre achat n’est pas immédiat. Votre capital n’est pas exposé aux fluctuations des marchés financiers et vous connaissez à l’avance la rémunération prévue.

Avant de vous engager, examinez les conditions de sortie anticipée. Si vous trouvez un logement plus tôt que prévu, vous pourrez généralement récupérer votre argent, mais la banque pourra réduire, voire supprimer, les intérêts.

Les gains sont par ailleurs fiscalisés. Pour conserver davantage de souplesse, vous pouvez répartir votre capital sur plusieurs comptes à terme, avec des échéances différentes, plutôt que de bloquer toute votre épargne sur un seul support.

  • L’assurance-vie pour un projet à moyen terme

Vous prévoyez d’acheter dans 3 ans, 5 ans ou davantage ? L’assurance-vie peut compléter vos livrets. Pour sécuriser votre futur apport, privilégiez le fonds en euros, dont le capital est garanti par l’assureur.

Vous pouvez également placer une petite partie de votre épargne sur des unités de compte afin de rechercher un meilleur rendement. Attention cependant : leur valeur peut évoluer, à la hausse comme à la baisse.

À mesure que votre projet immobilier approche, transférez progressivement cette épargne vers des supports garantis. Comparez aussi les frais sur versement, les frais de gestion et les délais de retrait, qui peuvent varier sensiblement d’un contrat à l’autre.

  • Le PER, seulement dans certaines situations

Le Plan d’épargne retraite – ou PER – est principalement destiné à préparer votre retraite, mais il peut être débloqué pour acheter votre résidence principale. Il peut se révéler intéressant si vous êtes fortement imposé, puisque certains versements peuvent être déduits de votre revenu imposable.

Attention : votre argent reste moins accessible que sur un livret ! Tant que vous n’achetez pas votre résidence principale ou que vous n’atteignez pas l’âge de la retraite, les sommes sont bloquées.

Le PER doit donc rester un placement complémentaire. N’y versez pas toute la somme destinée à votre apport, surtout si votre projet immobilier est encore incertain.

  • Le PEE pour renforcer votre apport

Vous disposez d’un plan d’épargne entreprise – ou PEE ? Les sommes issues de la participation, de l’intéressement ou de l’abondement de votre employeur peuvent être débloquées pour financer l’achat de votre résidence principale.

Cette épargne peut renforcer votre apport, sans peser directement sur votre budget mensuel. Renseignez-vous suffisamment tôt auprès de l’organisme gestionnaire sur les délais et les justificatifs à fournir.

Est-il encore intéressant d’ouvrir un PEL en 2026 ?

Le Plan épargne logement (PEL) peut être intéressant, si vous envisagez d’acheter un bien à moyen terme, idéalement dans un délai de 4 à 15 ans

Pour les plans ouverts en 2026, il offre une rémunération brute de 2 %, soumise au prélèvement forfaitaire unique de 30 %, ainsi qu’un droit à un prêt immobilier au taux de 3,20 % hors assurance, dans la limite de 92 000 euros. 

Son principal avantage réside moins dans son rendement que dans la sécurité qu’il procure : le taux d’épargne et celui du futur crédit sont fixés dès l’ouverture. 

Alimenté régulièrement, le PEL vous aide aussi à constituer progressivement votre apport et démontre à la banque votre capacité à épargner. Il reste toutefois peu adapté à un projet d’achat à court terme, puisqu’un retrait avant 4 ans entraîne sa clôture et réduit ses avantages.

Investir en Bourse : une bonne stratégie ?

Si vous ne prévoyez pas d’acheter avant 5, 8 ou 10 ans, vous pouvez investir une part limitée de votre épargne sur les marchés financiers.

Le potentiel de rendement est plus élevé, mais votre capital n’est pas garanti. Une baisse des marchés au mauvais moment pourrait ainsi réduire votre apport ou vous obliger à reporter votre projet.

Ne placez donc jamais en Bourse l’argent dont vous aurez absolument besoin pour signer. Réservez ce type d’investissement à une somme limitée et commencez à la sécuriser plusieurs années avant l’acquisition.

Combien faut-il épargner pour préparer un achat immobilier ?

Commencez par estimer le coût total de votre projet. Ne vous limitez pas au prix du logement : ajoutez les frais d’acquisition, les frais de dossier et de garantie du prêt, les éventuels travaux, l’ameublement et le déménagement.

Fixez ensuite un objectif d’apport et divisez la somme à constituer par le nombre de mois dont vous disposez. Vous souhaitez réunir 30 000 euros dans 4 ans, et vous avez déjà économisé 6 000 euros ? Il vous reste 24 000 euros à mettre de côté en 48 mois, soit 500 euros par mois.

Votre effort d’épargne doit rester réaliste. Mieux vaut verser régulièrement 300 euros que viser 600 euros et devoir interrompre vos versements. Automatisez votre épargne en début de mois, juste après le versement de votre salaire.

Enfin, ne consacrez pas tout votre capital à l’apport. Une fois propriétaire, vous devrez encore payer les premières mensualités, les charges, les assurances et les dépenses imprévues.

Dans les 12 à 24 mois précédant votre achat, sécurisez progressivement votre argent. Votre priorité n’est alors plus de rechercher la meilleure performance, mais de vous assurer que votre capital sera disponible le jour de la signature.

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