Quels sont les arrondissements parisiens les plus prisés ?

Vincent Cuzon
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Le marché immobilier parisien retrouve des couleurs ces derniers mois, avec une hausse des transactions et des prix en légère hausse. Les arrondissements de la capitale ne sont toutefois pas tous logés à la même enseigne. Faisons le point.

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Les arrondissements centraux tirent le marché parisien vers le haut. © bpperry - Getty Images
Les arrondissements centraux tirent le marché parisien vers le haut. © bpperry - Getty Images
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Paris : les quartiers de l’hypercentre boostent la demande

À Paris, le nombre d’acquéreurs a progressé de 3,2 % sur 1 an. Toutefois, le marché immobilier de la capitale témoigne actuellement d'une segmentation marquée, portée par des profils d'acquéreurs aux motivations distinctes.

Selon les observations du courtier Meilleurtaux, l'hypercentre parisien connaît un véritable regain de tension. En effet, les acheteurs disposant d'un pouvoir d'achat élevé concentrent leurs recherches dans les 2e, 3e et 4e arrondissements. Malgré des prix de vente souvent prohibitifs, l'exclusivité de ces quartiers historiques du cœur de la capitale continue de séduire une clientèle aisée, prête à investir massivement pour s'offrir un morceau du cœur de Paris.

À l'inverse, souvent plus sensibles aux contraintes budgétaires, les primo-accédants se tournent vers le 13e (8 694 €/m²) et le 15e arrondissement (9 449 €/m²). En plus de leur relative accessibilité financière, ces arrondissements sont plébiscités pour leur cadre de vie équilibré. Il est notamment possible d’y dénicher des logements familiaux dont le prix au mètre carré reste sous la barre symbolique des 9 000 euros.

Les quartiers centraux et les arrondissements « accessibles » concentrent aujourd'hui l'essentiel des transactions parisiennes.

Sur le marché parisien, c’est le grand écart tarifaire

Selon les récentes données de SeLoger, le prix de vente moyen à Paris s’établit à 9 569 €/m². Toutefois, le paysage immobilier de la capitale se caractérise par des contrastes saisissants entre ses différents secteurs de la capitale. Les arrondissements prestigieux de la rive gauche continuent de dominer les sommets : le 6e arrondissement détient le record absolu avec une moyenne de 15 447 €/m², suivi de près par le 7e à 14 827 €/m².

Les quartiers centraux comme le 1er (12 343 €/m²) ou le 5e (11 871 €/m²) maintiennent des niveaux élevés, tandis que le 17e arrondissement, avec ses 10 223 €/m², fait figure de zone intermédiaire équilibrée. À l'autre extrémité du spectre, les 19e et 20e arrondissements demeurent les plus abordables, affichant respectivement 8 232 €/m² et 8 370 €/m².

Paradoxalement, malgré ses prix bas, le 19e subit une perte d'attractivité. Les acquéreurs potentiels le délaissent désormais au profit de communes limitrophes de la petite couronne, où l'offre immobilière propose un rapport qualité-prix encore compétitif : 6 257 €/m² au Pré-Saint-Gervais et même 3 527 €/m² à Aubervilliers.

Quels sont les arrondissements parisiens qui stagnent ?

À Paris, une certaine stagnation s'installe dans plusieurs secteurs clés, notamment les 8e (12 483 €/m²), 11e (10 079 €/m²), 14e (9 604 €/m²) et 16e arrondissements (11 245 €/m²). Selon l'analyse de MeilleurTaux, cette inertie découle de prix souvent surévalués au regard d'un déficit de charme relatif dans ces quartiers. Comparativement à la dynamique provinciale, la capitale peine à retrouver son élan, freinée par des tarifs qui demeurent dissuasifs pour de nombreux acquéreurs.

À l'échelle nationale, les voyants repassent au vert selon le dernier baromètre SeLoger-Meilleurs Agents. Le volume de transactions a atteint 929 000 ventes sur un an à fin octobre 2025, soit une progression encourageante de 11 %.

Comme le souligne Thomas Lefebvre, VP Data chez SeLoger & Meilleurs Agents : « Le marché immobilier poursuit sa phase de normalisation. Après être clairement sorti du rouge, 2025 marque le début d’un cycle à nouveau positif, avec des progressions de prix encore modérées mais bien réelles. » L’évolution est homogène dans les métropoles françaises, bien que Nice se distingue avec une hausse marquée de plus de 5 %. Si Toulouse, Bordeaux, Marseille et Montpellier affichent des hausses contenues entre 1 % et 3 %, Nantes fait figure d'exception avec des prix encore orientés à la baisse, malgré un ralentissement du recul.

À Paris, le nombre de biens disponibles à la location est 30 % à 40 % inférieur à son niveau d’avant la crise sanitaire.

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