Je veux investir à l’étranger : quelle destination choisir ?

Juliette Cadot
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Face à des prix élevés dans certaines grandes villes françaises et à des rendements parfois en baisse, l’investissement immobilier à l’étranger s’impose comme une véritable stratégie patrimoniale. Mais quelle destination choisir pour investir ? Décryptage.

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Destination touristique prisée, prix abordables... Investir en Grèce est très intéressant. © Photoman — Getty Images
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Pourquoi investir dans l’immobilier à l’étranger ?

Acheter à l’étranger permet évidemment de diversifier votre patrimoine. C’est aussi une manière d’aller chercher un meilleur équilibre entre prix d’achat, demande locative et fiscalité.

Dans certains pays, le ticket d’entrée est bien plus accessible qu’en France, alors même que la demande touristique ou l’arrivée d’expatriés soutiennent le marché locatif.

Investir dans l’immobilier à l’étranger peut aussi remplir plusieurs objectifs : générer des revenus locatifs, avoir un pied-à-terre dans une destination qu’on apprécie… Ou même une résidence secondaire pour plus tard.

Investir dans l’immobilier en Espagne

Maison avec vue mer en Catalogne, appartement à Valence ou ancienne hacienda en Andalousie… L’Espagne reste l’un des marchés les plus recherchés par les investisseurs français.

Avec un prix moyen autour de 2 200 €/m² et des rendements locatifs souvent compris entre 5 et 7 % par an, le marché espagnol propose un excellent équilibre entre accessibilité et rentabilité.

Certaines villes sortent clairement du lot.

  • Valence attire de nombreux investisseurs avec des prix autour de 1 900 €/m² et une rentabilité proche de 5,8 % par an.
  • La capitale, Madrid représente un marché solide, avec des prix autour de 3 700 €/m², porté par une demande locative régulière.
  • Barcelone, autour de 3 900 €/m², conserve un fort potentiel, mais avec un marché plus tendu et une réglementation plus stricte sur la location touristique.
  • Plus au sud, l’Andalousie attire toujours autant, notamment autour de Málaga, Séville ou de la Costa del Sol. Les prix oscillent autour de 2 700 €/m², avec une forte dynamique sur la location saisonnière.

Dans les faits, deux stratégies dominent pour investir en Espagne : le meublé touristique sur la côte ou la colocation dans les grandes villes étudiantes.

Pour acheter en Espagne, il faut obtenir un NIE (numéro d’identification d’étranger) et prévoir un apport personnel d’environ 40 % du prix du bien.

Investir au Portugal : moins accessible, mais loin d’être hors-jeu

Longtemps présenté comme un eldorado immobilier, le Portugal n’offre plus les mêmes opportunités qu’il y a quelques années. Pour autant, le pays reste attractif grâce à sa stabilité, sa qualité de vie et une forte demande locative.

Les prix ont fortement progressé ces dernières années et tournent désormais autour de 3 000 €/m² en moyenne, avec des disparités selon les villes.

À Lisbonne, les appartements dépassent 5 000 €/m² pour une rentabilité moyenne autour de 3,2 % par an. À Porto, les prix se situent autour de 3 800 €/m² pour des rendements annuels proches de 4 %.

Le marché devient plus intéressant dans des villes secondaires comme Braga, où les prix au mètre carré tournent autour de 2 000 €.

Dans certaines régions touristiques comme Madère, la demande augmente fortement, notamment parce qu’elle est très prisée par les touristes, les retraités expatriés et des télétravailleurs internationaux.

Dans les grandes villes portugaises, la location touristique est désormais très encadrée, notamment à Lisbonne où certaines zones n’autorisent plus de nouvelles licences Airbnb.

Investir dans l’immobilier en Grèce : le bon plan méditerranéen ?

Plages turquoise, villages typiques et soleil… La Grèce a tout d’une carte postale. Mais elle présente aussi de vrais arguments pour les investisseurs. Elle reste aujourd’hui l’un des marchés les plus accessibles du bassin méditerranéen.

À Athènes, les prix se situent souvent entre 1 800 et 2 500 €/m², ce qui reste nettement inférieur à d’autres capitales européennes. Dans les quartiers centraux ou les zones touristiques, les rendements locatifs peuvent atteindre 5 à 7 % par an, notamment en location saisonnière.

Dans les îles, les opportunités restent nombreuses. La Crète, autour de Chania ou Heraklion, concentre une grande partie des investissements grâce à une activité touristique dynamique toute l’année. Tandis que des îles plus discrètes comme Syros ou Andros offrent encore des marchés moins saturés et des prix compris entre 1 500 et 3 500 €/m².

La stratégie consiste généralement à viser une île accessible, capable d’attirer des touristes une grande partie de l’année. La Grèce plaît justement parce qu’elle permet de combiner pied-à-terre, location saisonnière et potentiel de valorisation.

La Grèce propose toujours un Golden Visa, qui permet d’obtenir un permis de résidence en échange d’un investissement immobilier compris entre 250 000 et 800 000 € selon les zones.

L’Île Maurice : investir sous les tropiques

Avec ses plages paradisiaques, son marché immobilier haut de gamme et sa fiscalité très avantageuse, l’Île Maurice continue de séduire les investisseurs étrangers. Ici, on ne vient pas chercher un petit ticket d’entrée ou un rendement spectaculaire à court terme.

Le marché mauricien attire surtout les acheteurs qui veulent diversifier leur patrimoine ou acquérir une résidence secondaire.

Côté rendement, les performances restent modérées, mais solides. Les loyers permettent généralement d’obtenir entre 4 et 6 % de rendement annuel, notamment dans des zones très recherchées comme Grand Baie ou Flic en Flac, où la demande touristique et expatriée reste soutenue.

Pour acheter, les étrangers doivent passer par des programmes immobiliers encadrés.

Le dispositif G+2, par exemple, permet d’acquérir un appartement en pleine propriété dans un immeuble d’au moins deux étages. Dans le nord de l’île, les prix démarrent autour de 180 000 à 300 000 € pour un appartement neuf.

Investir à Bali : un marché à fort rendement

Villas avec piscine, rizières à perte de vue, clientèle internationale… Bali a tout du marché qui fait rêver.

Et pour une fois, les chiffres suivent. Sur l’île des dieux, les rendements tournent généralement entre 7 et 12 % par an, avec des niveaux élevés dans des zones comme Ubud ou Canggu, portées par une forte demande touristique.

Le marché reste aussi plus accessible qu’on pourrait l’imaginer, même si les prix ont progressé ces dernières années.

Dans les secteurs recherchés, les villas se négocient le plus souvent entre 250 000 et 600 000 US$ selon l’emplacement et le standing. Des biens plus simples ou situés en périphérie peuvent encore s’afficher sous les 200 000 US$, tandis que les projets plus haut de gamme dépassent largement ces montants.

Investir à Bali reste toutefois plus technique que dans l’Union européenne. Les étrangers ne peuvent pas acheter directement le foncier en pleine propriété et doivent généralement passer par un montage juridique spécifique, souvent en leasehold ou via une structure locale.

Investir à l’étranger : comment choisir sa destination ?

Investir à l’étranger demande plus qu’un simple coup de cœur. Le bon marché est avant tout celui qui correspond à votre stratégie : rendement locatif, résidence secondaire ou diversification patrimoniale.

Avant d’acheter, il est donc essentiel d’analyser la fiscalité locale, les règles d’acquisition pour les étrangers, les frais d’achat ou encore la stabilité juridique et économique.

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