Que faire avec 25 000 € ? Sur l’avenue Montaigne, à Paris, vous n’achèteriez guère plus qu’un cagibi. Dans certaines rues françaises, le prix du m² atteint des sommets, et pas seulement dans la capitale. C’est ce que révèle notre étude, qui souligne des écarts de prix considérables d’une grande ville à l’autre. Attention, chiffres vertigineux !
Paris, championne des villes aux rues les plus chères
Sans surprise, Paris prend la tête du classement avec pas moins de 10 rues dont le prix du m² dépasse les 19 901 €.
L'avenue Montaigne, qui relie le rond-point des Champs-Élysées au pont de l'Alma, se hisse à la première place. Ici, le prix moyen du m² atteint les 23 993 €. Elle est suivie de près par la rue de Furstemberg, où le m² frôle les 23 905 €. Le quai des Orfèvres accède à la troisième place du podium, avec un m² qui tourne autour des 22 232 €.
La Côte d’Azur tient bon
Derrière Paris, la Côte d’Azur reste très compétitive. À Antibes, les prix grimpent jusqu'à 12 373 €/m². À Nice, sur l’avenue Jean-Lorrain, le m² dépasse les 12 000 €, tandis qu’à Cannes, sur la rue Gray-Street, on s'approche des 11 977 €/m².
L’analyse SeLoger révèle que certaines rues connaissent, partout en France, une belle envolée de leurs prix : à Lyon, rue Gasparin, le m² coûte en moyenne 6 318 € ; à Bordeaux, rue Voltaire, comptez 6 597 € ; à Aix-en-Provence, avenue Giuseppe-Verdi, 7 786 €…
Ce qui est rare est cher ...
En parallèle, l'étude pointe des écarts importants entre les rues d’une même ville et entre différentes grandes villes. Par exemple, sur le cap d’Antibes, certains biens de luxe proposés sur Belles Demeures se négocient autour de 24 000 €/m², comme cette villa d’environ 110 m², située tout près de la plage Keller. C’est près du double du prix moyen des rues les plus chères de la ville (12 373 €/m²). Il faut dire que le bien bénéficie de sérieux atouts : rénovation récente, terrasse et vue mer. Il ne reste plus qu’à poser ses valises.
Même constat à Nice, face à la mer, où certains biens immobiliers font sensation. À l’instar de ce penthouse de 250 m², situé sur l’avenue Jean-Lorrain, affiché à plus de 23 000 €/m² sur Belles Demeures. La vue panoramique qu’il offre sur la baie des Anges pourrait donner l’impression d’avoir trouvé un bout de paradis.
Retour à Paris : toujours sur Belles Demeures, certains biens d’exception sont proposés à plus de 45 000 €/m². Comme cet appartement de 200 m² situé au cœur du Triangle d’Or, avec ses suites et sa vaste réception lumineuse donnant sur l’avenue Montaigne, dans une copropriété parmi les plus recherchées du quartier.
Ces écarts témoignent d’une réalité structurelle du marché immobilier : dans certaines rues très recherchées, les prix fonctionnent comme sur des marchés de niche. Si le bien est rare, idéalement situé et dispose de prestations haut de gamme, alors les prix peuvent, sans complexe, doubler, voire davantage.
Des écarts de prix marqués en France
Cela dit, Antibes, avec 12 373 €/m², comme Nice (12 052 €/m²), Cannes (11 977 €/m²) ou encore Marseille (8 738 €/m²), se situent sur un segment intermédiaire. Pour rappel, le prix moyen du m² en France est de 3 142 €.
À Bourges, la rue Joyeuse est la plus chère, mais les niveaux restent bien plus accessibles : 2 125 €/m², contre 2 219 €/m² à Limoges et 2 428 €/m² à Saint-Étienne.
De l’avenue Montaigne à la rue Joyeuse, le prix du m² est multiplié par 11 : un véritable grand écart.
Dans le Grand Est, en Haute-Marne, le village de Romain-sur-Meuse (91 habitants) est le moins cher de France au 1er mars 2026, avec un prix moyen de 570 €/m², soit 42 fois moins que l’avenue Montaigne à Paris. À l’inverse, la commune la plus chère est Saint-Jean-Cap-Ferrat, avec un prix moyen de 18 100 €/m², contre 9 739 €/m² à Paris.
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