Si vous ne pouvez pas faire appel à un photographe professionnel, vous devez mettre tous les atouts de votre côté. Pour vous aider, voici nos conseils.
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D’après notre sondage, vous êtes 63% à utiliser un appareil photo pro ou semi-pro pour réaliser vos photos. En effet, pour un agent immobilier qui ne peut pas faire appel à un photographe professionnel, l’enjeu est de mettre tous les atouts de son côté pour réaliser un shooting impeccable. La photographie est toutefois une discipline exigeante qui nécessite des connaissances esthétiques d’une part et techniques d’autre part. Pour vous aider à vous équiper et connaître les bons réglages, voici plusieurs précieux conseils livrés en exclusivité par OuiFlash, expert en photographie.
1. Le choix du boîtier : compact, reflex, bridge ou hybride ?
> Le compact
En photographie immobilière, le choix d’un appareil compact ne semble pas des plus appropriés puisqu’il limite vos chances de valoriser au mieux le bien de votre client. La faible qualité de l’objectif, les réglages automatiques pas toujours pertinents, l’impossibilité de shooter en fichier RAW (plus propice à la retouche)… sont autant de facteurs qui rendent difficile la valorisation d’un bien.> Le reflex
A l’inverse, un boîtier reflex semble presque trop qualitatif pour vos besoins quotidiens. Bien que très performant et garantissant une définition sans égal, le coût d’un tel équipement est proportionnel à sa qualité, et l’investissement sera plus long à amortir.> Le bridge
Pour les néophytes, il est conseillé de débuter avec un appareil de type bridge (dont les fonctionnalités se situent entre le compact et le reflex), pour sa simplicité d’utilisation. Cette typologie d’appareil présente de nombreux avantages puisque les bridges produisent des clichés de très bonne qualité pour un coût tout à fait raisonnable. S’ils présentent quelques limites pour des photographes plus avancés (impossibilité de changer l’objectif, image qui s’imprime directement sur le capteur numérique…), il n’en reste pas moins un outil de confiance dans le milieu immobilier. Il vous permettra à la fois de promouvoir les propriétés avec une image valorisée et fidèle, et de prouver votre professionnalisme à vos prospects et clients.> L'hybride
Très qualitatif également, le boîtier hybride répond parfaitement aux besoins d’un agent immobilier : léger, facile à transporter et ergonomique, il est aussi facile à appréhender. A la différence du bridge, l’hybride permet le changement d’objectif. Cela procure une grande adaptabilité, mais le rend plus onéreux (compter entre 200€ et 500€ par objectif). Concernant les réglages, si les capacités diffèrent en fonction des appareils, ceux-ci répondent tous aux mêmes principes de techniques de prises de vue.2. Quel objectif choisir ?
L’objectif doit être choisi en fonction du sujet de la prise de vue : on ne photographie pas un appartement de la même manière qu’un paysage ou des personnes. Dans un contexte immobilier, on privilégiera un objectif grand angle compris entre 22 et 10 millimètres (incluant également les 22, 20, 18 et 16 mm) pour un capteur plein format. Au-delà d’un 22 mm, la superficie et le volume des biens sont difficilement compréhensibles, notamment pour les pièces inférieures à 20m². A contrario, un objectif inférieur à 10 mm peut engendrer un effet “fisheye” néfaste, puisqu’il déforme la perception de l’espace et risque de décevoir les éventuels acheteurs lors de leurs visites.
3. La lumière et l’équilibre
Au moment de prendre une photo, tous les appareils ont un temps de pose, appelé “temps d’ouverture”. En photographie immobilière, le temps d’ouverture le plus long est optimal pour permettre de conserver une isométrie faible. A l’inverse, un temps court risque d’assombrir votre cliché (en dessous d’1/160 de temps de pose, il est indispensable de se munir d’un trépied).4. La mise au point
Elle consiste à régler la netteté de l’image, de manière à obtenir le résultat visuel escompté. La mise au point peut s’effectuer manuellement mais beaucoup d’appareils proposent une approche automatique pour réussir vos clichés à coup sûr. Cette dernière peut être réglée spécifiquement sur un objet ou de façon plus large pour une architecture.5. La focale
Ce paramètre s’apparente à l’angle de vision de l’objectif : plus le chiffre (en millimètres) est petit, plus l’angle de vision est large, et réciproquement. Lorsque l’on photographie une pièce, on s’appuie généralement sur une focale courte (entre 16 et 22mm). Distance Focale et angle de champ
6. L’isométrie
Il s’agit ici de mesurer la sensibilité du capteur numérique ; plus la valeur est élevée, plus le capteur est sensible à la lumière. Dans l’idéal, le capteur doit être réglé sur une isométrie basse de 100 pour obtenir un grain photographique (ou bruit numérique) de meilleure qualité. En revanche, si l'on manque de luminosité, on augmente le paramètre ISO (à une valeur supérieure à 100).7. Le fichier source
Il est préférable de shooter en fichier RAW plutôt qu’en JPEG. La différence s’opère surtout au niveau de la retouche, puisque le fichier RAW conserve toutes les informations du cliché là où le JPEG compresse l’image. Il s’agit toutefois de fichiers lourds (environ 20 Mo), utiles pour travailler, mais qu’il convient de convertir en JPEG par la suite.8. Les couleurs
Dans le cadre de photographies immobilières, les teintes artificielles sont à bannir, au profit de couleurs plus réalistes. Ce réglage peut s’effectuer automatiquement, ce qui suffit la plupart du temps. Si besoin est, il peut aussi s’effectuer via le boîtier; pour ce faire, on réglera la balance des blancs grâce au bouton “WB” de l’appareil. Exemple de balance de blancs :



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