S'offrir une île privée pour le prix d'un petit appartement parisien ? L'idée paraît presque irréelle ! Pourtant, en Grèce, un îlot de presque 100 hectares va être mis aux enchères avec un prix de départ inférieur à celui d'un studio dans la capitale française. Une opportunité rare et insolite qui suscite la curiosité des investisseurs.
Un coin de paradis bientôt accessible aux enchères
Au cœur de la mer Ionienne, l'île de Makri cherche son nouveau propriétaire ! Avec son environnement préservé, ses 7 kilomètres de côtes bordées d'eaux turquoise et sa végétation méditerranéenne, ce territoire sauvage de 98 hectares a tout d’un petit paradis grec.
Longtemps considérée comme un bien réservé à une clientèle fortunée, Makri avait été évaluée à près de 8 millions d'euros en 2022. Mais une récente expertise a totalement rebattu les cartes. Résultat : l'île sera proposée aux enchères en novembre 2026 avec un prix de départ fixé à 247 000 €.
Moins chère qu'un petit logement dans les grandes capitales
Le montant a de quoi surprendre. Avec 247 000 €, il est à peine possible d'acquérir un studio de 25 m2 à Paris – où le prix au mètre carré avoisine les 10 000 € dans certains quartiers. À Londres, cette somme pourrait vous permettre d’acheter un bien de... 16 m2, tout au plus.
Quelques dizaines de mètres carrés en ville d’un côté contre 98 hectares de nature préservée en pleine Méditerranée de l’autre… Le contraste a de quoi faire réfléchir ! Et on comprend l'intérêt grandissant autour de cette vente atypique, qui nourrit les fantasmes des passionnés d'immobilier et des investisseurs à la recherche d'opportunités hors normes.
Une affaire séduisante... mais loin d'être sans contraintes
Si le prix affiché fait rêver, la réalité est plus nuancée. Classée forêt privée, l’île de Makri est fortement protégée et les règles d'urbanisme sont strictes : il est notamment interdit d’y développer de grands projets touristiques ou hôteliers.
Autre difficulté, qui explique en partie la dévalorisation : les infrastructures sont quasi inexistantes. Pas de réseau électrique, ni d'alimentation en eau, ni de véritable installation portuaire… Sur place, vous ne trouverez qu’une petite bâtisse en ruine, une citerne et une ancienne chapelle abandonnée. Charmant, mais rudimentaire !
Ainsi, dans un contexte où la Grèce renforce la protection de ses espaces naturels face à la pression touristique, l'acquéreur de ce petit coin de paradis devra envisager Makri comme un refuge privé plutôt qu’un projet immobilier à forte rentabilité.
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