Baromètre immobilier : le retour des vendeurs permet de fluidifier le marché
L’année 2026 démarre sur une note optimiste pour le marché immobilier ! Pour cette nouvelle édition de notre baromètre immobilier, les équipes data-scientists de Meilleurs Agents sont en effet formels : les vendeurs sont bel et bien de retour sur le marché depuis plusieurs mois. Un signal positif, à l’approche d’un printemps qui pourrait être plus dynamique que l’an passé. Explications.
Un cycle de marché en quatre temps
Pour ce deuxième baromètre de l’année, nos experts data ont décidé de se pencher sur l’évolution de l’offre depuis 2021. Une prise de recul nécessaire pour analyser le marché actuel, et force est de constater que l’immobilier n’a pas été un long fleuve tranquille au cours de ces dernières années.
En 2021, les taux d’intérêt historiquement bas ont ainsi alimenté une demande massive face à une offre insuffisante. Résultats : les biens se vendaient en quelques jours, provoquant une hausse rapide des prix.
Le retournement amorcé en 2022 avec la remontée brutale des taux a ensuite profondément déséquilibré la mécanique. Le pouvoir d’achat immobilier des ménages s’est contracté, la demande a reculé et les ventes ont chuté. En 2023, le nombre de transactions était tombé à 932 000, loin des 1,2 million enregistrées deux ans plus tôt.
L’année 2024 a, quant à elle, été marquée par une phase d’atterrissage : les prix se sont stabilisés, la demande a timidement repris, mais sans que le marché ne retrouve un véritable élan.
Il aura donc fallu attendre 2025 pour retrouver une nouvelle dynamique grâce à un renouvellement de l’offre. Et pour cause, la stabilisation des taux autour de 3,5 % a offert une meilleure visibilité aux ménages et ainsi renforcé la demande à un niveau supérieur à celui observé en 2021.
Des prix immobiliers désormais sous contrôle
Début 2026, les prix apparaissent contenus. A l’échelle nationale, ils progressent de 1,3 % sur un an, tout en enregistrant un léger recul de 0,1 % sur un mois, un ajustement saisonnier classique.
Derrière cette moyenne se cachent tout de même des réalités locales contrastées. Bordeaux affiche l’une des hausses les plus marquées (+3,9 % sur un an), tout comme Lille (+2,7 %) ou Rennes (+2,0 %). Paris, souvent scrutée comme baromètre national, progresse de 2,3 % pour atteindre 9 771 €/m².
A l’inverse, certaines métropoles voient leurs prix baissés, telles que Montpellier et Nantes qui reculent de 2,1 %, Strasbourg de 1,4 % et Lyon de 0,7 %.
Le retour des vendeurs sur un marché stabilisé
Cette stabilisation des prix limite la crainte de vendre à perte et facilite les projets de revente suivis d’un nouvel achat. Conséquences, le stock de biens à vendre a augmenté de 8 % et le flux de nouvelles annonces a progressé de 22 % sur un an. Autrement dit, les vendeurs et les secundo-accédants sont, depuis quelques mois, bel et bien, de retour sur le marché immobilier.
Dans la quasi-totalité des grandes villes, le flux de nouvelles annonces progresse plus rapidement que le stock, signe que les biens mis en vente trouvent plus facilement preneur et que le marché immobilier se fluidifie. Paris, Rennes, Bordeaux ou encore Toulouse illustrent ainsi cette tendance. A noter qu’à Montpellier, le flux de nouvelles annonces y a repris plus tôt, dès 2023,
Vers un printemps immobilier plus actif ?
Demande présente, offre plus abondante et surtout renouvelée, toutes les conditions semblent, à ce jour, réunies pour retrouver un printemps immobilier dynamique. Pour autant, la prudence reste de mise selon nos experts data. Une remontée des taux et de nouvelles incertitudes économiques ou politiques pourraient en effet rapidement freiner ce nouvel élan.
« L’évolution récente de l’offre traduit un marché qui retrouve progressivement des mécanismes plus fluides. Le renouvellement des biens mis en vente, combiné à une demande plus présente, crée un environnement plus favorable aux projets immobiliers. Les prochains mois permettront d’observer comment ces tendances se consolident », conclut Alexandra Verlhiac, économiste chez Meilleurs Agents.
Pouvez-vous nous préciser pourquoi ? (facultatif)