Crédit et taux : pourrez-vous emprunter plus en 2026 ?

Vincent Cuzon
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L’accès au crédit immobilier reste crucial pour les candidats à l’accession à la propriété. En ce début d’année 2026, les conditions restent avantageuses… Mais à quoi faut-il s’attendre dans les prochains mois ?

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En 2026, les conditions d’emprunt restent avantageuses. © Srdjanns74 - Getty Images
En 2026, les conditions d’emprunt restent avantageuses. © Srdjanns74 - Getty Images
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Taux d’emprunt : le point au premier trimestre 2026

Après les ajustements à la hausse intervenus fin 2025 et en janvier 2026, une stabilisation des taux de crédit immobilier se dessine en France. En février, le courtier Meilleurtaux constate un taux moyen inférieur à 3,4 % sur 25 ans, reflétant une accalmie sur le marché. Selon le courtier, les taux moyens s’établissent en février à 3,18 % sur 15 ans, 3,27 % sur 20 ans et 3,38 % sur 25 ans.

Après une période post-Covid marquée par des taux exceptionnellement bas, suivie d’un ralentissement brutal à partir de 2022, le marché immobilier retrouve donc progressivement un équilibre.

Côté macroéconomie, la détente de l’OAT (Obligations Assimilables du Trésor), qui se situe autour de 3,4 %, favorise la stabilité des barèmes bancaires. Les banques, toujours en quête de nouveaux clients, maintiennent une politique commerciale agressive, en proposant des conditions avantageuses. Les profils les plus solides, comme les primo-accédants, peuvent bénéficier de taux proches de 3 % sur 20 ou 25 ans.

Par ailleurs, si les taux sont globalement stables en ce début d’année, certaines banques nationales ont légèrement baissé leur taux de crédit pour le mois de février.

L’adoption d’un budget par le gouvernement, après des mois de négociations infructueuses, est une bonne nouvelle pour les porteurs de projets en 2026.

À quoi s’attendre pour les taux de crédit en 2026 ?

D’ici la fin du premier trimestre 2026, les taux de crédit immobilier devraient se stabiliser autour de 3,47 %, selon Meilleurtaux, permettant aux emprunteurs de conserver une bonne capacité d’emprunt. Pour un prêt de 310 000 €, la mensualité s’établirait à environ 1 740 €, nécessitant un revenu net légèrement supérieur à 5 250 €. Une hausse à 3,55 % réduirait marginalement le montant empruntable pour un même budget mensuel, mais l’effort resterait supportable. À 3,63 %, en revanche, la capacité d’emprunt pour un remboursement de 1 520 € chuterait nettement, tandis que la mensualité pour 310 000 € grimperait à 1 770 €.

Néanmoins, ce scénario reste peu probable, comme le confirme le courtier Pretto, pour qui la phase de forte hausse des taux est derrière nous, sauf choc économique majeur, laissant place à une normalisation progressive du marché.

Rappelons que les taux autour de 1 %, observés pendant plusieurs années, n’étaient pas la norme mais un effet conjoncturel lié à une inflation exceptionnellement basse ainsi qu’aux politiques monétaires ultra-accommodantes post-Covid. Les taux moyens en France se situaient plutôt entre 3 % et 5 % sur les 20 à 25 dernières années.

Si l’Observatoire Crédit Logement/CSA anticipe de son côté une hausse jusqu’en 2027, Pretto juge ces prévisions pessimistes. Les dernières tendances suggèrent plutôt une stabilisation, même si des ajustements temporaires restent possibles. Pour les projets immobiliers en 2026, le moment semble donc idéal.

Dans quelles régions les taux sont-ils plus attractifs ?

Au niveau des taux d’emprunt, tous les Français ne sont pas logés à la même enseigne. Ainsi, en janvier 2026, les taux d’emprunt varient significativement selon les régions, comme le révèle Cafpi.

  • Sur 15 ans, la Normandie (3,06 %), l’Île-de-France (3,12 %) et le Grand Est (3,13 %) offrent les conditions les plus avantageuses.
  • Sur 20 ans, les Hauts-de-France (3,13 %) devancent Provence-Alpes-Côte d’Azur et Centre-Val de Loire (3,16 %).
  • Sur 25 ans, PACA (3,33 %), l’Île-de-France et Centre-Val de Loire (3,34 %), ainsi que la Corse (3,35 %), se distinguent.

À l’inverse, certaines régions affichent des taux plus élevés. Il s’agit de la Nouvelle-Aquitaine (3,35 % sur 15 ans), des départements d’outre-mer (3,41 % sur 20 ans) et des Hauts-de-France (3,46 % sur 25 ans). Bien que ces écarts paraissent modestes, quelques dixièmes de point peuvent représenter des milliers d’euros sur la durée d’un prêt.

Ces disparités s’expliquent par les stratégies commerciales des banques régionales, qui ajustent leurs barèmes en fonction de leurs objectifs et du contexte local. Certaines réduisent leurs marges pour attirer les primo-accédants, tandis que d’autres, dans des marchés plus dynamiques, appliquent des taux plus élevés. En règle générale, une forte concurrence bancaire sur un territoire favorise des conditions plus avantageuses.

Les primo-accédants pourront continuer à bénéficier du prêt à taux zéro en 2026, à des conditions similaires à 2025.

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